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Zoom sur le Mémorandum du mouvement des jeunes (Plan International)

L’Ong Plan International a coordonné ce mercredi 27 avril 2022 une session sur le Mouvement des jeunes participants au Sommet mondial des filles (Togo). Un débat modéré par Fatou Diallo, leader et activiste de Wack Gouna (Kaolack), vice coordinatrice des anciens enfants parrainés de Plan Internatioanl, membre de la Plateforme Kaddu jiggeen et représentante du Sénégal au Mondial des Filles à Lomé en novembre 2021. Et marqué par la présence active des membres de bureaux-pays du Niger, Togo, Burkina Faso, Sénégal, Nigéria, Guinée, Centrafrique, Libéria, Bénin…

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Tenu du 21 au 22 octobre dernier à Lomé, ce 4e Sommet avait pour objectif la résolution des problèmes qui freinent leur épanouissement. Aujourd’hui, donc, il a été question de rappeler les engagements pris et l’urgence de les mettre en application pour un meilleur équilibre de la société.

Pour que cela ne soit pas un Sommet de plus, les jeunes ont concocté un Mémorandum presenté par Doris Asaphoba (Togo), représentant des jeunes partenaires de Plan International, et Khadiatou Konaté (Guinée Conakry).

En effet, 132 millions de filles dont 28 % rien qu’en Afrique de l’Ouest ne sont pas scolarisées. En plus de multiples violences basées sur le genre, il y a un accès pénible à des services sanitaires de qualité. Même si elles remarquent des avancées dans l’enseignement sexuel gratuit et l’accès aux contraceptifs au Burkina, la ratification des conventions de droit de l’enfant au Sénégal, la présence des femmes aux instances décisionnelles du Togo, l’âge du mariage qui est passé à 18 ans en Guinée Conakry, la création de deux Tribunaux sur la gestion basée sur les violences sur le genre au Ghana…

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Les recommandations

Malgré ces avancées qui ne sont pas suffisantes, affirme Mlle Konaté, il y a eu des recommandations adressées à toutes les parties prenantes. D’abord aux États concernant l’accès aux méthodes contraceptives pour aider les filles à avoir l’information et le service souhaité. Il leur demandé aussi de rendre plus accessibles les serviettes hygiéniques en milieu scolaire urbain et rural. Le Ghana par exemple a supprimé les taxes de ces produits. Quant à la Côte d’Ivoire, elle a procédé à l’intégration complète de la sexualité dans les enseignements. Les autres pays sont invités à suivre. En plus de prendre en charge gratuitement les victimes de violences basées sur le genre.

Au Togo, on constate l’absence de chaine de protection tandis que le Code de l’enfant n’est pas encore en vigueur au Sénégal. D’où l’invite à vulgariser et mettre en oeuvre les textes de loi après la ratification des Conventions internationales d’amélioration de vie des filles et femmes.

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Pour la création d’un Fonds d’accompagnement des victimes de violences basées sur le genre 

Le deuxième axe engage les filles et les femmes, qui devront rencontrer les différents gouvernements pour présenter les recommandations afin que cela soit pris en compte dans leurs politiques ; plaider pour la mise en place d’un Fonds régional d’accompagnement des victimes ; accompagner l’État dans la vulgarisation des textes de loi pour protéger les filles ; maintenir un mouvement post Sommet pour veiller aux actions concrètes ; échanger fréquemment avec Plan International, ses bureaux-pays et les autres institutions internationales ; impliquer les filles dans la mise en place des décisions les concernant comme leur intégration dans le parlement des jeunes ; investir dans l’éducation à travers les programmes de formation, des enseignants aux élèves ; financer les initiatives des jeunes vu qu’après les rencontres il y a des réseaux qui se créent ; financer la sensibilisation au niveau local sur les violences basées sur le genre.

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En présence de Rotimy Djossaya, directeur exécutif de Plan WACA (Afrique de l’Ouest et du Centre), ledit document a été remis officiellement à chaque représentant des trois cibles : les gouvernements des pays concernés, les organisations internationales dont Plan international et les organisations de jeunes.

Le défi, selon Plan International qui salue l’énergie et le potentiel d’initiatives de la jeunesse, est de faire en sorte que ce Mémorandum soit remis au président Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine.

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