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UGB : retour sur les lieux du meurtre de Seynabou Ka Diallo

Arrêté et mis face aux premiers éléments de l’enquête, Yahya Seck alias Prince est passé aux aveux pour le meurtre de sa copine Seynabou Ka Diallo. Menottes aux poignets, il est arrivé au campus de l’Université Gaston Berger ce mardi, à 18h, escorté par des gendarmes pour la reconstitution des faits.

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Une fois à la chambre 12 (G6) du village F, où l’étudiante a été tuée avant que le corps sans vie ne soit retrouvé au village de Ndiawdoun, à cinq kilomètres de l’université, le présumé auteur du crime raconte tout. Tout serait parti d’une dispute au sujet de l’enfant que portait la victime et qui serait le fruit de leur relation amoureuse.

D’après Libération, le mis en cause lui demandait de «tout faire» pour avorter. Mais la jeune dame, qui avait eu confirmation de sa grossesse au niveau des services médicaux de l’UGB, voulait garder l’enfant. Prince s’emporte, l’attaque et l’étrangle jusqu’à ce que mort s’en suive.

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Un acte involontaire d’après lui. Sauf que les constats techniques et médicaux disent le contraire. Et pour cause, Seynabou Ka Diallo est morte d’une asphyxie mécanique, preuve qu’elle a été étranglée, et elle portait sur le corps des traces de violences.

Après avoir constaté la mort de sa petite amie, Seck plie le corps, le met dans une valise et loue une moto pour s’en débarrasser. Au niveau du portail de l’UGB, la valise tombe. Le suspect change de plan et prend alors un transport public. Arrivé à Ndiawdoun, il descend avec sa charge, jette le corps et rentre au campus avec la valise vide. Celle-ci, portant des traces de sang, est sous scellés.

Un  «cartouchard», vendeur de café Touba

Le présumé meurtrier est un ancien étudiant de la faculté des lettres de l’UGB. Ce «cartouchard» est resté au campus pour y tenir un commerce de café Touba et de crème glacée. Après son acte présumé, il est resté dans le village comme s’il ne s’était rien passé. C’est pourquoi, son arrestation a surpris plus d’un. Il commettra néanmoins une erreur – garder le téléphone de la victime.

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La maman de Seynabou Ka Diallo a tenté à plusieurs reprises de joindre sa fille. En vain. Le téléphone était éteint. Constatant que la victime n’avait pas son téléphone lorsque son corps a été découvert, les gendarmes cherchent à capter le bornage de l’appareil. Prince eut la malchance de rallumer le téléphone à ce moment-là et alors que la mère de l’étudiante tuée rappelait une énième fois. Les enquêteurs constatent alors que le cellulaire de Seynabou Ka Diallo bornait près de celui de Prince.

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