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Toilettes publiques : Speak up Africa invite à prendre en compte les sexo-spécificités

Speak up Africa, organisme qui développe des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer sur la santé publique et l’assainissement, a organisé ce jeudi un panel sur le Genre et l’Assainissement. Une brèche pour pousser à analyser les sexo-spécificités pour un environnement favorable.

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Invité à cette session qui s’est tenue dans le ‘Village de l’assainissement’ du CICAD en marge du 9e Forum mondial de l’Eau, Kalidou Fadiga a déploré le fait que seuls 28 % de la population subsaharienne ont accès à un assainissement de base. Pis, les femmes enregistrent 40 à 45 % de pertes de leurs revenus pendant les 5 jours de menstrues. Le footballeur à la retraite d’inciter ainsi à une approche citoyenne globale. Et à transférer les valeurs inclusives du sport dans l’assainissement en aménageant des espaces dédiés aux femmes et aux personnes vulnérables. “Nous devons tous participer au jeu pour le changement de comportements, et pourquoi pas faire une discrimination positive en leur faveur”, a-t-il suggéré.

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L’ex sociétaire de l’AJ Auxerre apprend qu’en 2000-2001, il était difficile pour eux, les Lions, d’avoir accès à des toilettes adéquates dans certains stades en Afrique. À plus forte raison pour les femmes.

Directrice de Spécial olympics Sénégal, Raja Sy est revenue sur les contraintes que subissent les athlètes souffrant de déficience intellectuelle. La première, c’est qu’il leur est extrêmement difficile d’utiliser les toilettes des infrastructures sportives. “Par manque de séparation fille-garçon, on est obligé de les accompagner. En plus du manque de salubrité. La gestion de leurs menstrues pose problème. On a du les former avec l’accompagnement de Speak up Africa. Aujourd’hui, les jeunes filles elles mêmes sont devenues formatrices. Maintenant le handicap intellectuel n’est pas pris en compte dans les politiques publiques. Le travail est lent, fastidieux mais on y arrive petit à petit”, a-t-elle témoigné.

Quant à Omar Sène, directeur de l’assainissement, il a reconnu un prise de conscience assez tardive qui se reflète dans la configuration des toilettes au niveau des infrastructures publiques. Il explique aussi le phénomène par un déficit énorme de financements. La part accordée à l’assainissement n’étant pas importante pendant des années. “Ça a changé avec des crédits plus importants dans le budget 2022”, a-t-il développé.

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Au Bénin, des efforts ont été faits pour inverser la tendance. Car le député Aké Natondé demeure convaincu qu’on ne peut parler de développement si on met de côté plus de la moitié de la population mondiale. “Les questions de genre n’épargnent aucune politique publique. Pendant 12 ans, nous avons œuvré à voter des loi qui protègent ces couches dont le renforcement le code famille où l’enfant peut porter le nom du père et de la mère, la loi sur l’hygiène publique où l’hygiène menstruelle a été inclue, avec sa prise en compte dans la construction des infrastructures publiques”, a-t-il avancé.

Dans les discussions, des propositions ont été faites comme l’accompagnement de l’État et des partenaires pour leur bien-être, la séparation de box de toilettes en fonction du genre, la formation sur l’hygiène menstruelle, la fabrication de savons, l’utilisation de serviettes hygiéniques réutilisables.

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