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Subvention à l’énergie : le Sénégal a dépensé plus de 750 milliards en 2022

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Aux côtés de Luc Eyraud, présentateur du rapport du Fonds monétaire international sur les perspectives régionales en Afrique subsaharienne, Mesmin Koulet‐Vickot, représentant résident pour le Sénégal et la BCEAO, a abordé la situation économique, tendue comme dans la plupart des pays de la région.

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Il a démarré par la première recommandation du FMI, l’adoption de la loi sur la répartition des recettes des hydrocarbures. Le Sénégal ayant un dispositif légal pour mieux gérer cela à travers un fonds de génération future, un fonds de stabilisation, et l’interdiction d’utiliser ces ressources en terme d’augmentation de salaire.

Ces ressources seront donc consacrées en priorité aux investissements structurants. Les décrets d’application de cette loi sont entrain d’être finalisées pour son adoption d’ici à la fin de l’année. “Nous espérons que sa mise en oeuvre va permettre au Sénégal de tirer le meilleur profit de l’exploitation de ses ressources”, a-t-il dit.

Revenant sur le rapport “Sur la corde raide”, il confirme que le Sénégal n’échappe pas à l’environnement international difficile. La preuve, l’année 2022 a commencé avec des prévisions de croissance de 5,5 % avant que cela ne soit révisé au mois de juin à 5 % puis 4,7 % selon la dernière mise à jour.

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Au niveau de l’inflation, les récents chiffres parlent de 12 %, avec une composante très forte de pression inflationniste liée aux produits alimentaires de plus de 18 %. Pour Mesmin Koulet‐Vickot, cela ramène à la crise alimentaire mondiale de 2008.

Le troisième canal de transmission de ce choc mondial concerne les finances publiques. L’aggravation du déficit a été chiffrée à 4,8 % dans la loi de finances initiale. Mais il va atteindre 6,2 d’ici à fin 2022. “Tour cela a une implication sur la dette publique qui, dans son ensemble, est de l’ordre de 79 %, avec la composante gouvernement central autour de 70 % du PIB”, a-t-il développé.

Pour faire face, le FMI a pointé le coût élevé des subventions à l’énergie. “Dans le budget initial, avant la guerre en Ukraine, le gouvernement avait prévu une enveloppe de 150 milliards FCfa. En juin, elle a été portée à 300 milliards. Et selon nos dernières projections, vraisemblablement, cela va coûter plus de 750 milliards. Ce qui est énorme, ça représente 4,6 du PIB. Notre recommandation, c’est de mieux cibler ces subventions, en les focalisant sur les ménages les plus vulnérables. Le gouvernement est entrain de travailler sur une feuille de route qui permettait d’atteindre cet objectif”, a poursuivi le représentant résident du FMI.

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Intervenant au panel, Abdoulaye Ly, vice président du Club des investisseurs du Sénégal, a indiqué de son côté que supprimer les subventions en période de tension inflationniste revient à écarter les médecins en période de pandémie.

Même si cela coûte cher, dit-il, cela n’est pas établi sur le long terme. Une façon de dire que quand le bras est malade, on le soigne mais on ne le coupe pas. Il a malgré tout appelé à faire une évaluation des subventions au Sénégal.

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