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Politiciens sénégalais « porta potty »? (par Lass Badiane)

Un homme, surtout un politique doit rester fidèle à ses idées, à des valeurs et cohérent à ses engagements.

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On dit qu’il y a des femmes « porta potty » à Dubaï, qui accepteraient d’être victimes de toutes les cochonneries en contrepartie de l’argent et du Pouvoir.

Pourtant, il y a beaucoup de politiciens sénégalais « porta potty » qui acceptent les mêmes choses. Entre ces femmes présumées et ces politiciens, la seule différence, c’est la forme, mais ils se battent pour le même but : l’argent et le Pouvoir.

Période de recomposition parlementaire oblige, les traîtres se multiplient au sein de la classe politique sénégalaise.

Des lâcheurs quittent les coalitions qui les avaient élus, des « anti-systèmes » galochent avec celles et ceux qui ont instauré la mal gouvernance, et pillé durant des années nos ressources naturelles, financières…

D’autres assommés aux élections locales, par les coups Ko et une dégénérescence de leur électorat, achètent à coût de dizaines de millions de nos pauvres francs, toutes celles et ceux qui n’ont jamais cru à leur projet politique.

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En vérité, le scandale « porta potty » n’en est pas un, dans la mesure où nos politiciens sénégalais font la même chose depuis des décennies.

Etrange milieu que celui de la politique, où l’on trahit d’abord son parti, son mouvement, ses électeurs, les principes démocratiques, sans oublier de se trahir soi-même et la parole donnée, et où chacun désigne l’autre comme un félon avant de cheminer à ses côtés main dans la main comme si rien ne s’était passé.

La traîtrise n’est finalement pas grand-chose, surtout en politique, où elle est affaire de conquête du pouvoir et de carrières longues, d’affrontement entre morale et pragmatisme.

Pour Machiavel, l’exercice du pouvoir est d’ailleurs un domaine dans lequel il est dangereux pour l’homme politique de s’encombrer de scrupules moraux : «L’homme qui en toutes choses veut faire profession de bonté se ruine inéluctablement parmi tant d’hommes qui n’ont aucune bonté. De là il est nécessaire au Prince, s’il veut se maintenir au pouvoir, d’apprendre à pouvoir ne pas être bon, et d’en user et n’en pas user selon la nécessité», écrit-il dans le Prince.

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Pendant ce temps, les pauvres sénégalais survivent en étant victimes des prix très élevés des denrées alimentaires, du loyer, du manque de semences agricoles, de la cherté et de la rareté de l’aliment volaille, du chômage exponentiel des jeunes et des femmes.

Comment peuvent-ils venir faire de l’étalage politique alors que la situation au quotidien des gens est insupportable ?

C’est juste de la communication politicienne, de la propagande.

Depuis plus d’une décennie, les valeurs du Sénégal volent en éclats.

Notamment à cause d’eux !

Ils disaient qu’ils avaient compris mais ils nous ont pas trop compris.

Ils ne sont pas aux côtés du Peuple. Ils ne sont pas dans la vraie vie.

LASS BADIANE

PRÉSIDENT MOUVEMENT DIEUM KANAM

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