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Perspectives économiques en Afrique subsaharienne : les pistes du FMI

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Le Fonds monétaire international a dévoilé à Dakar ce jeudi 27 octobre 2022 un rapport sur les perspectives régionales en Afrique subsaharienne. Présentée par Luc Eyraud, chef des prévisions régionales, l’étude dénommée “Sur la corde raide” convoque le contexte de l’aggravation des déséquilibres économiques, en raison notamment de la guerre en Ukraine.

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À ses yeux, 40% des pays d’Afrique subsaharienne ont une inflation à deux chiffres. Mais la hausse est moins importante que dans les pays avancés. Même si cela crée l’insécurité alimentaire.

Entre surendettement et risque de surendettement 

En dix ans, la dette publique est passée de 30 à 60 % du PIB. Pour M. Eyraud, on s’approche du niveau des années 2000. “La dette traditionnelle à long terme a diminué mais la dette Eurobond et ses taux d’intérêt plus élevés a augmenté, ce qui accroît la réduction du risque de refinancement. Ainsi, la moitié des pays est en surendettement ou au stade de risque de surendettement.”

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De plus, la croissance a décéleré, passant de 4,7 en 2021 à 3,6 % en 2022. Au sein de l’UEMOA, il est constaté une dépréciation réelle du change. Le taux de change fixe a protégé ces pays. Le deuxième aspect selon lui est la dépréciation de l’euro par rapport au dollar.

Avec la hausse des besoins et le manque de moyens, le FMI invite les décideurs à trouver le juste équilibre vu les enjeux d’insécurité alimentaire. À moyen terme, il faudra renforcer la résilience en reconstituant les marges de manoeuvre budgétaire et le niveau de réserves de change non sans mettre en place des filets de sécurité pour protéger les populations du choc. Car pour le représentant du FMI, une croissance forte et à moyen terme est fondamentale. Et qu’une hausse de 1 point pendant 10 ans permet de réduire la dette de 15 %.

“Sur 73 milliards de dollars d’aide au climat, seul 1/4 va à l’Afrique subsaharienne”

Pour ce qui est des perspectives:régionales, Luc Eyraud a énuméré quatre priorités. Comme le fait de devoir remédier à la crise alimentaire. En effet, 123 millions de personnes sont concernées dont 1/3 depuis le début de la pandémie de Covid-19. Deuxièmement, il y a la consolidation des finances publiques. Il admet que la hausse des déficits a été totalement justifiée vu l’ampleur des chocs. L’enjeu consiste désormais à renforcer la mobilisation des revenus et l’efficience des dépenses. D’où les réformes budgétaires et une gestion transparente de la dette.

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La troisième priorité est l’ajustement de la politique monétaire pour réduire l’inflation, résister aux pressions sur le change sans trop fragiliser la reprise économique. La quatrieme priorité revient à promouvoir une croissance durable et verte. “Sur 73 milliards de dollars d’aide au climat, seul 1/4 va à l’Afrique subsaharienne”, a-t-il déploré.

En Afrique subsaharienne, le FMI déroule 22 programmes avec un financement de l’ordre de 50 milliards dont la moitié provient de l’allocation DTS (droits de tirages spéciaux). L’innovation est la mise en place d’un Guichet choc alimentaire. Le Malawi est le premier pays à en bénéficier.

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