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Nexus Eau-Énergie-Alimentation-Environnement : le PNUD mise sur une vision commune

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a réussi sa session spéciale portant sur le thème “Nexus Eau-Énergie-Alimentation-Environnement”. Tous les intervenants à cette rencontre qui se déroulait à l’auditorium du CICAD ont reconnu le bien fondé d’une vision autour de ces axes.

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“Combattre la démarche de silos”

Déjà le PNUD travaille avec International Solar Alliance Cell, pour avoir des pompes solaires dans 10 pays, en plus d’un projet de mini-réseaux voltaiques pour 18 pays. Insistant sur l’importance de développer ce Nexus, El Kebir Mdarhri Alaoui, représentant résident adjoint, a signalé que l’eau et la sécurité alimentaire nous mettent devant de grands risques de conflits. Avec les moto pompes, la règle du partage a changé la donne, chaque communauté voulant en tirer le maximum.

L’enjeu selon lui est de combattre la démarche de silos. “Il est crucial si l’on veut assurer la sécurité alimentaire, qu’on intègre l’eau et l’énergie via une démarche intégrée qu’on va renforcer pour la rendre concrète de manière durable. Le Nexus créerait ainsi des opportunités de partenariat solides”, a-t-il ajouté.

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Dans la même veine, Ndeye Fatou Diaw Guene, Team leader Environnement, rappelle que l’eau, la sécurité alimentaire et le logement constituent un pilier essentiel de la qualité de vie. Or, d’ici à 2050, une personne sur quatre sera touchée par des pénuries récurentes. D’où l’urgence, conformément aux objectifs mondiaux, d’assurer d’ici à 2030 un accès universel et équitable à un coût abordable.

15 solutions

Secrétaire de la convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux, Sonja Koeppel a mis sur la table 15 solutions dont le développement durable de l’irrigation solaire à petite echelle et l’intégration des besoins écologiques. Elle invite aussi à susciter un engagement politique dans les secteurs et à quantifier les avantages de la coopération.

Pour Niokhor Ndour, directeur de la planification des ressources en eau au ministère de l’Hydraulique, le potentiel des Fleuves Sénégal, Gambie et Casamance est de 25 à 38 milliards de m3 par an. S’agissant des eaux souterraines, la réserve est estimée de 50 à 75 milliards de m3. A l’en croire, les ouvrages hydrauliques constituent la réponse des États à la sécheresse hydraulique (barrage Diama, Manantali…). Ce qui a permis d’augmenter la quantité d’eau. Mais à l’horizon 2050, tous les modèles montrent une baisse des écoulements. En réponse, le ministère a mis en place un schéma directeur, des études de l’eau en partenariat avec la Banque mondiale. Il a également loué le partage des connaissances et coopération (Pole eau) comme héritage du Forum

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Ce débat avait comme modérateur, Abdou Fall, ancien ministre de la Santé sous Wade, ambassadeur de bonne volonté de la CEDEAO sur les problématiques de développement durable. Il a salué l’engagement du PNUD d’offrir aux acteurs de privilégier le dialogue pour apporter des réponses efficaces. Vu qu’aux contraintes structurelles viennent s’ajouter la dégradation de l’environement, la pandémie de Covid-19 et dernièrement le conflit ukrainien.

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