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Archival and documentation students sift through burned documents at the Cheikh Anta Diop University in Dakar on June 09, 2023 in an effort to salvage them. Tens of thousands of student archives dating back to 1957 where burned during protest that broke out on June 01, 2023 after opposition leader Ousmane Sonko was sentenced to two years in prison. (Photo by JOHN WESSELS / AFP)

Mame Boye Diao sur la fermeture de l’UCAD : « Nous avons toléré des phénomènes de violence qu’il fallait arrêter au départ »

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L’ouverture du campus social et de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, fermée depuis début juin en raison des manifestations pro Sonko, a été encore renvoyée aux calendes grecques lors du dernier Conseil académique qui a maintenu les cours à distance. Une situation que dénoncent syndicats et personnalités politiques dont El Hadj Mamadou Diao dit Mame Boye Diao.

Pour le candidat à la Présidentielle, « les étudiants ont droit à finir leur année universitaire mais mettons d’abord les étudiants sénégalais face à leur responsabilité ». « L’université est sacrée et les premiers protecteurs de ce temple du savoir doivent être les étudiants eux-mêmes. Personne ne peut comprendre que les étudiants puissent agresser autant l’université de Dakar qui est leur espace de construction d’un avenir meilleur. L’université est un espace où on a la fierté d’accueillir des frères venant d’autres pays. Donc, il faudrait que les étudiants soient conscients que s’il y’a eu tout ça, c’est parce qu’aussi cette expression de violence qui a été vue à l’université est inédite et regrettable. Quand ils comprendront qu’ils ont été mis devant leur responsabilité à ce moment-là, il peut y avoir des mécanismes nouveaux de discussion », a avancé le maire de Kolda.

Et de continuer à s’expliquer : « Je ne peux pas concevoir quand même que malgré tout ça qu’on dise que nos étudiants doivent continuer de subir des enseignements à distance. Il faut qu’on les mette devant leur responsabilité au besoin de s’ouvrir. Et s’il y’a un autre remous de cette envergure mais qu’on ferme. Il faut que les étudiants sachent que c’est un lieu d’enseignement quand bien même que la politique est permise mais que cette violence-là ne doit pas être une réalité. Il ne faut pas considérer que c’est une affaire d’opposition mais c’est une affaire d’étudiants qui sont politiques qui sont dans les partis au pouvoir comme dans les partis d’opposition. Nous avons laissé la politique trop s’exprimer à l’université. Nous avons toléré des phénomènes de violence qu’il fallait arrêter au départ. Les responsabilités sont connues. Elles sont partagées. Il faut leur faire comprendre que nous allons vers des échéances électorales mais il ne faudrait pas que ces débordements surgissent à nouveau. Parce que l’Etat a toujours les moyens de fermer l’université mais je pense qu’on peut trouver des mécanismes qui permettent qu’on apaise les cœurs et que les enseignements reprennent. C’est dommage parce que moi aussi j’ai été victime de ça. J’ai perdu deux années scolaires en 1988 et en 1993. Il ne faut pas oublier ce que ça donne comme impact dans la carrière ou dans la vie d’une personne. Il ne faudrait pas que nos politiques prennent nos jeunes en otage, que nos étudiants aussi acceptent d’être les bras des politiques. »

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