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Faux et usage de faux : un ancien du commissariat de Reubeuss et un ex militaire dans de sales draps

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Après sa retraite en 2013, S. Mbaye avait trouvé un autre moyen de gagner des sous sans le moindre effort. Il utilisait le cachet du commissariat de Rebeuss pour certifier conforme des documents administratifs. Ce n’est qu’en octobre 2020 que le vieux faussaire est tombé suite à l’arrestation de son compère A. D. Bâ.

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Ce dernier avait remis un faux acte de vente à une connaissance qui voulait muter sa moto. Pis, les enquêteurs avaient saisi à son domicile des cachets du commissariat central du commissariat de Rebeuss, de la section Administrative du commandant du Corps urbain…

Inculpés pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux dans un document administratif, soustraction de deniers publics, falsification du sceau d’une autorité et usurpation de fonction, les prévenus faisaient face, hier, au juge du tribunal correctionnel de Dakar.

Âgé de 65 ans et marié à deux épouses, S. Mbaye indique qu’il était le secrétaire du commissaire de Rebeuss de 2008 à 2013.

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“J’étais malade avant mon départ à la retraite. C’est un agent du service qui avait rangé tous mes bagages dans un carton. Quelque temps après, j’ai découvert les cachets du commissariat et du ministère des Affaires étrangères dans la caisse. Quand mon ami m’a sollicité, je lui ai établi un acte de vente avant d’y apposer le cachet. Dès qu’il l’a déposé au commissariat de Rebeuss, les enquêteurs m’ont piégé en sollicitant mes services”, a-t-il avoué, tout en niant toute connexion avec son co-prévenu.

“J’ai confectionné le document gratuitement. C’était la première fois que je le faisais”, a-t-il juré.

Embouchant la même trompette, A. D. Bâ allègue que c’est le nommé Lamine Sarr qui avait confectionné le faux acte de vente qu’il avait remis à son ami Assane Fall. “J’avais reçu 8000 francs comme commission. Je faisais du courtage. Ma boutique se trouve en face du commissariat de Rebeuss. Aucun cachet n’a été retrouvé chez moi”, a contesté l’ancien militaire.

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Soutenant que les faits sont constants, le maître des poursuites a requis l’application de la loi. Pour Me Baba Diop, A. D. Bâ n’a jamais eu l’intention de commettre un faux.

“Il ne peut pas également être poursuivi pour complicité parce qu’il n’a jamais commandité un faux. Même s’il a mis en rapport le propriétaire de la moto avec Lamine Sarr”, a argumenté l’avocat.

À défaut d’une relaxe, il a sollicité une application bienveillante de la loi. Me Ibrahima Diaw a sollicité la clémence pour S. Mbaye, arguant que son client a servi son pays pendant presque 35 ans.

À l’issue des débats, le président de la séance a fixé son délibéré au 17 mars prochain.

Rewmi Quotidien

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