You are currently viewing Enseignement arabe : le MEEFAS ne croit plus aux promesses de Macky Sall

Enseignement arabe : le MEEFAS ne croit plus aux promesses de Macky Sall

Le Mouvement des élèves et étudiants franco-arabe du Sénégal (MEEFAS) était face à la presse ce lundi suite aux mesures prises lors du dernier Conseil des ministres par le chef de l’Etat, Macky Sall, concernant la nécessité d’accompagner l’émergence de l’enseignement universitaire en langue arabe et le soutien aux initiatives de formation professionnelle et d’insertion socio- économique des diplômés en langue arabe.

Publicités

Le MEEFAS qualifie cela comme une chanson. “Nous sommes très désolés de le dire, mais on ne croit absolument pas à ce discours. Parce que c’est la énième fois qu’il formule des promesses de ce genre. Depuis deux ans, il a donné pas mal d’instructions allant de ce sens, mais jusqu’à présent, il manque une effectivité. La fois passée, il nous a annoncé la création d’un bureau chargé d’impulser, de superviser et d’aider à la coordination optimale et au suivi-évaluation des différentes structures et programmes d’assurance multisectorielle aux daaras et aux diplômés de l’enseignement arabe. Cette annonce a été faite depuis le 1e décembre 2021, mais toujours aucun résultat. Donc en tant que Mouvement des élèves et étudiants franco-arabe du Sénégal, nous en déduisons que soit c’est le président de la République en personne qui est en train de nous bluffer et nous distraire, tout en jouant avec le sentiment des arabophones et franco-arabophones, sinon les ministres concernés qui devraient s’occuper de l’application de ses instructions qui ne donnent aucun intérêt à tout programme qui concerne le secteur. Chose que nous déplorons jusqu’à notre dernière énergie. Il est grand temps que l’État revoit sa politique avec les arabophones et prenne en charge toutes nos préoccupations car nous jouons un rôle prépondérant dans l’éducation nationale. Nous sommes encore une fois une partie intégrante de la société. En tant que Sénégalais, nous partageons les mêmes droits avec les autres jeunes qui ont opté pour des formations différentes de l’Arabe. Et un État sérieux doit bien sûr éviter la discrimination. Ce que nous réclamons, c’est bien possible, c’est tout simplement l’équité”, a pesté le président Mactar Fall.

A LIRE AUSSI :   Kidira : enlevé depuis 2 mois, l'enfant de 6 ans retrouvé chez une prostituée

Ndiaye Kébé Biaye Correspondant à Kaolack

Publicités

Laisser un commentaire