You are currently viewing Contribution au débat sur la rentabilité du TER

Contribution au débat sur la rentabilité du TER

Je suis dans le TER.

Publicités

Je me permets d’intervenir dans ce débat suscité par le collègue Dr. Khadim Bamba Diagne. Dans son analyse, un projet public a pour objectif seulement la rentabilité financière et économique. À notre niveau, l’impact de cet investissement structurant pour notre économie, va au-delà des calculs simples, comme il le dit, en termes de chiffres d’affaires trimestriels, de valeur ajoutée, d’excédent brut d’exploitation ou de résultat d’exploitation.

Dans un investissement structurant comme le TER, l’autoroute à péage dit de l’Avenir ou l’autoroute ILA TOUBA, il y a le coût économique, le coût financier et le coût de l’inaction à considérer.

Dans notre pays, on peut comprendre la réaction d’un Sénégalais lambda sur les coûts de certains projets structurants comme le BRT, mais il est difficile de comprendre un universitaire du niveau de Dr. Diagne, sortir comme il l’a dit, des calculs simples, pour réduire le transport de 5 500 000 passagers dans le cadre du démarrage de l’exploitation commerciale du Train Express Régional. Je ne peux parler des recettes de 3 milliards engrangés en moins de 3 mois, sans mettre un accent particulier sur la création de milliers d’emplois directs et indirects, ces centaines de véhicules garés à Bargny, Rufisque, Diamniadio et j’en passe.

A LIRE AUSSI :   Rappel à Dieu de Mbaye Gueye, premier Tigre de Fass

La rentabilité écologique est prise en compte par la comptabilité verte. Docteur, vos concitoyens de cette dorsale, dorment mieux, ils ne sont plus stressés par le fait de trouver leurs enfants, leurs époux, leurs épouses, leurs parents endormis. La famille, la première cellule de base de la société, est reconstruite. La rentabilité sociale ou l’impact social est un critère dans le calcul de l’indice de bonheur.

Je reviens au coût de l’inaction dont j’ai évoqué plus haut. Dr. Khadim Bamba Diagne, essayons d’enseigner à nos étudiants l’audace, l’anticipation, la responsabilité. Le document portant sur la Concertation Nationale sur l’Enseignement Supérieur, il est bien mentionné dans les recommandations, le renforcement du leadership et le développement personnel des nos étudiants, futurs décideurs.

Si ces projets coûtent autant à notre pays, c’est parce que les actions suivent tardivement les études. Retournons aux plans de développement nationaux de l’indépendance à nos jours. Les études ont toujours révélé l’urgence de régler le problème de mobilité dans la capitale Dakar.

A LIRE AUSSI :   Afrique : le paludisme a tué 384 000 personnes en 2020

Le président de la République Macky Sall, osons le reconnaître, sans parti- pris, a été le plus audacieux dans les projets structurants, dans les domaines sanitaires, transports et logistiques, sportifs, éducatifs…

Si ces projets ont été entamés après la finalisation de leurs études, le coût d’investissement final sur lequel vous avez basé vos calculs simples, seront amortis financièrement et économiquement en temps record. Je vous rappelle que le TER est un début d’un long processus de renouvellement de notre sous secteur du transport ferroviaire. La vision de la capitale Dakar-Thiès-Mbour, avec Diamniadio comme épicentre aura tout son sens dans le processus de notre émergence très prochaine.

Alors, cher collègue, je vous invite à intégrer le coût de l’inaction dans les calculs simples, pour avoir une rentabilité économique et financière que vous souhaitez dans ces projets structurants. Les générations futures riront sous cape, en nous lisant dans quelques années.

Simplement…

Aboubacry Sokomo

A LIRE AUSSI :   Xero s'accorde avec la FIFA pour mettre en avant le football féminin

Enseignant-Chercheur en Sciences de Gestion

Secrétaire Permanent National du Sénégal-Mécanisme Africain d’Évaluation

Publicités

Laisser un commentaire