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Assainissement : Serigne Mbaye Thiam vante les progrès du Sénégal 

Après la session des représentants de la société civile et des parlementaires, un sommet des ministres sur des questions d’eau a eu lieu hier au CICAD en marge du 9e Forum mondial de l’Eau.

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Pour mettre en exergue les efforts de l’État du Sénégal, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement est parti de son audience dans la matinée avec son homologue brésilien. “En discutant avec lui, j’ai pensé à ce qu’on est entrain de faire au Sénégal. Et on n’a pas à en rougir. Il a dit que 100 millions de personnes chez eux n’ont pas accès à l’assainissement. Et je lui ai expliqué le programme d’assainissement autonome, une démarche qui colle à nos cultures et à nos modes de vie. On a voulu penser que la seule façon d’assainir, c’est de faire un assainissement collectif – avoir des toilettes à la maison et faire des canalisations qui amènent les eaux usées dans un centre de traitement. Pour la canalisation à la maison et les centres de traitement, on a juste besoin d’un système de transport de liquides. Il est assuré par un camion de vidange dans un contexte où on n’a pas une urbanisation poussée. C’est ce qui fait le Sénégal a fait des progrès dans le taux d’assainissement. En milieu rural, on est à seulement 50,7 %. Alors que la moyenne africaine, milieux urbain et rural confondus, est de 23 %”, a expliqué Serigne Mbaye Thiam.

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Et d’ajouter : “Bien sûr, on essaye de sortir du schémas où les boues de vidange étaient collectés et déversés dans la nature. Parce que là on revient à un problème de santé que cela peut poser pour ces enfants qui vont aller jouer sur ces terrains où sont déversés des boues de vidange. Quand j’ai expliqué ça, le ministre brésilien m’a dit que c’est ça la clé pour sortir de la situation. Quelqu’un qui a besoin d’assainissement dans la forêt d’Amazonie, n’a pas besoin de faire tuyaux coûte que coûte. Il faut développer l’assainissement autonome mais considérer leurs produits comme de la ressource. Le lancement de l’initiative Boue d’or veut dire que rien ne se crée, tout se transforme. J’ai visité la façon dont les boues de vidange étaient traités. On produit de l’engrais avec, très prisé par les agriculteurs, mais aussi de l’eau utilisé pour les produits maraichers, les chantiers de travaux publics. On peut même créer de l’énergie. C’est une alternative qu’on a en Afrique pour booster l’accès à l’assainissement. Le directeur de l’assainissement a lancé un programme pour construire les latrines familiales. En janvier, arrivé dans un village, une femme est venue à la limite m’embrasser pour me dire que je lui ai donné sa dignité parce qu’elle n’avait pas de latrine à la maison. Quand on n’est pas sur le terrain, on ne sait pas qu’il y a des populations qui vivent ce problème. Il faudrait peut-être plusieurs milliards pour en construire beaucoup.”

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Il s’est enfin réjouit de l’affluence assez élevée sur l’ensemble des panels de ce 9e Forum qui prendra fin ce vendredi 25 mars.

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