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AG post CAN, finale Coupe du Sénégal, Mondial… : Me Augustin Senghor fait le point

Le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Me Augustin Senghor, fait ici le point sur la finale de coupe du Sénégal Étoile Lusitana-Casa Sport (0-3), les finales en cadets et juniors et la première Assemblée générale post CAN 2021.

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Lusitana-Casa Sport

“C’était une fin en apothéose, une belle finale, très colorée, très animée à l’habitude du Casa Sport. De l’autre côté, l’Étoile Lusitana a montré qu’il savait non seulement mobiliser mais aussi bien jouer au football et que ce n’était pas un accident qu’elle soit parvenue à cette finale. Il faut se féliciter de cette vitalité à tous les étages du football sénégalais et surtout cet élan qui continue depuis le sacre à la CAN 2021. Le football local est entrain de suivre dans le sillage de nos équipes nationales et je pense que ça augure d’abord une bonne participation. J’espère de nos équipes en coupe d’Afrique des clubs, mais aussi d’une saison qui sera plus aboutie l’année prochaine avec un nivellement par le haut. La tendance se précise, le football se joue partout dans tous les recoins du Sénégal, sur tous les genres et toutes les catégories.”

L’Assemblée générale

“Nous avons tenu notre première Assemblée générale post CAN 2021, une compétition qui a été couronnée par le premier trophée du Sénégal. Et c’était des retrouvailles attendues par tous les acteurs du football. Nous avons voulu l’organiser en marge de la grande finale de coupe du Sénégal qui clôture la saison. Et il faut dire que c’est une ambiance de week-end thièssois du football sénégalais. Depuis deux jours, la ville fête le football sénégalais et vous avez vu l’ambiance qui a régné. Nous qui étions au présidium, nous étions même poussés par l’Assemblée à aller beaucoup plus vite parce qu’il y a eu une adhésion, une volonté d’adopter les rapports d’activités et les rapports financiers. Mais nous avons voulu faire mieux. Nous voulions aussi passer en revue toutes les réalisations. Au-delà de la CAN, nous avons un football qui se porte bien, des compétitions qui se déroulent bien, une meilleure organisation… Il ne faut pas oublier que le Beach Soccer a gagné son premier trophée ici au Sénégal après 5 titres à l’extérieur. Nous avons aussi en 2022 nos dames qui renouent avec la coupe d’Afrique. On a vu hier (samedi) les finales avec nos jeunes. C’est autant de choses qui sont en train de se préparer. Donc, tout ça est en train d’être capitalisé et nous voulons rester dans cette dynamique de victoires. Parce que gagner un trophée et rester encore 20 ans pour le gagner à nouveau, ça n’a pas de sens. Et c’est ce à quoi on s’est tous engagés dans cette Assemblée générale en validant le rapport, en gardant notre unité et en termes de perspective, travailler pour aller de l’avant, pour voter le budget de l’année en cours. Nous avons parlé de projets d’avenir et l’AG a validé la dernière étape qui va nous mener à la mise en place et à l’acceptation de la FIFA pour le financement de Demba Diop qui sera complété par la Fédération pour réaliser un nouveau stade qui va garder sa configuration ancienne mais qui sera modernisé. Pour que le football dakarois puisse revivre à nouveau. Tout le monde a salué le travail qui a été fait par le Comité exécutif, par la Direction technique et nous magnifions la qualité exceptionnelle de cette génération de joueurs nous a valu cette CAN. Cette CAN que nous avons gagnée, c’était juste un petit déjeuner. Il faut que nous ayons l’ambition et pour cela, il faut faire une bonne CAN féminine 2022 (2-23 juillet au Maroc). Il faut avoir des ambitions pour nos dames. Ensuite, il y a la Coupe du monde et il faut toujours pousser plus haut, plus loin, le curseur de la performance. Il y a quatre ans, on y était, on a été éliminé de justesse en phase de groupes. Cette fois-ci, nous sommes outillés et pourquoi pas être la première équipe africaine à atteindre les demi-finales. Et nous parlerons ensuite de 2023 pour garder le trophée. Ensemble, nous allons travailler pour relever ces défis.”

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Allègement du calendrier des mondialistes

“Il est difficile de parler en tant que vice-président de la CAF. Mais en tant que président de la Fédération, au même titre que certains de mes collègues et même du Comité exécutif, nous avons eu ce souci-là. Ce débat s’est posé au Qatar en marge du tirage au sort. Nous avons même envisagé un réaménagement à la faveur d’un décalage de la CAN pour pouvoir favoriser nos équipes qualifiées au Mondial. L’enjeu, ce n’est pas que pour les pays qualifiés, c’est pour toute l’Afrique. Quand nos équipes font des résultats, c’est la CAF, c’est le continent africain qui marque des points par rapport aux autres. Le président de la CAF en est conscient, nous en sommes conscients. C’est difficile, ce sont des discussions qui continuent. Dernièrement, j’étais au Maroc, le débat s’était posé. En début juillet, nous soumettrons en réunion de Comité exécutif les mêmes problèmes. Le Sénégal, le Maroc, le Nigeria, la Tunisie er le Cameroun ont tous le souci de bien nous préparer. Mais à l’impossible nul n’est tenu et ces défis sont faits pour être relevés. La CAF a envie de changer, mais il faut qu’on arrive à faire bouger un peu les lignes au niveau des calendriers internationaux détenus par la FIFA. Nous allons nous battre jusqu’au bout. Si, au final, il n’y a que les matchs des éliminatoires de la CAN pour préparer le Mondial, nous allons nous adapter pour faire une bonne participation.

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Préparation et matchs amicaux

Nous en avons parlé. Nous avons des contacts avec pas mal d’équipes européennes ou sud-américaines et même asiatiques. Depuis deux à trois mois, nous discutons avec l’Iran par exemple. Mais c’est difficile de trouver les bonnes fenêtres qui arrangent tout le monde. Sur les dates FIFA, nous n’avons pas la latitude de jouer sur un continent et quelques jours après jouer sur un autre. Parce qu’il y a des problèmes de distance. Le règlement de la FIFA dit que si vous jouez en Afrique par exemple, vous ne pouvez pas faire plus 5.000 kilomètres pour jouer un deuxième match. C’est pour préserver l’intégrité des joueurs. Il y a tous ces paramètres qu’il faut prendre en compte. Ce qui est maitrisable, c’est la préparation qui va nous mener à la Coupe du monde en novembre. On sait quand on commencera et où ce sera. Ce sera certainement au Qatar ou dans un pays à côté. Ce sont des options qui sont en train d’être dégagées. Nous cherchons des matchs et après il faut pouvoir les caler. Ce sera soit contre une équipe européenne, sud-américaine ou asiatique parce que ce sont les équipes qu’on va affronter en poule. À ce stade, il ne sert à rien de fixer des matchs si on n’a pas de dates. Après les prochaines réunions de la CAF, nous serons édifiés et ça ira vite ensuite. S’il y a une possibilité, nous serons les premiers à sauter là-dessus et vous informer.”

Représentant Coupe CAF

Le flou réside déjà dans le fait de considérer que le Casa Sports a déjà gagné (cette partie de l’entretien a été réalisée juste après l’Assemblée générale, le dimanche matin). Les règles qui régissent la participation aux compétitions sont claires. En Ligue des champions, c’est le champion du pays qui représente. Pour la Coupe CAF c’est le vainqueur de la coupe nationale. S’il advient que le vainqueur soit aussi le champion, c’est la Fédération qui a la main pour décider qui va nous représenter. Tout à l’heure à la fin de l’AG, j’ai insisté sur une chose : l’exigence d’aller en Coupe d’Afrique en nous dotant de tous les moyens. Ne faisons pas la fine bouche et sachons ce que l’on veut. On veut avancer ou pas. Si on veut avancer, laissons la Fédération analyser et prendre les décisions qui sont les plus dans l’intérêt du football. Aujourd’hui, s’il y a un maillon qui est encore faible, ce n’est même pas forcément notre football local. Je me dis que nous ne sommes pas moins bons que les autres. C’est juste les conditions dans lesquelles on va dans ces compétitions. Le Comité exécutif a annoncé un soutien de départ de 25 millions FCfa. Ça ne se faisait pas. On l’a fait parce qu’on veut faire des résultats en club. Il faudrait qu’on puisse rentrer dans les phases de groupes comme le Jaraaf et Teungueth FC l’ont fait il y a deux ans. C’est en étant constant qu’on va pouvoir augmenter notre indice de progression et gagner des places supplémentaires dans ces compétitions interclubs. Rien que le Horoya AC, en se qualifiant deux fois de suite en phase de groupes et en quarts de finale, a permis à la Guinée d’être parmi les 12 pays qui ont droit à quatre places. Si on arrive à placer une équipe en quarts ou en demi-finale, en leur donnant les moyens, ça nous permettra d’avoir des résultats. On en a discuté hier (samedi) et on prendra la décision la plus logique c’est-à-dire, amener des équipes d’élite pour qu’elles puissent nous représenter quand c’est possible. Mais si sa qualification ne doit rien à personne et que Lusitana, parce que tout le monde les considère comme petit poucet, gagne, on se conformera aux textes. Maintenant si ça dépend de notre décision, nous prendrons celle qui nous semble la plus à même de défendre le Sénégal. Nous sommes en compétition. Nous n’irons pas en compétitions interclubs en disant qu’on va se faire plaisir seulement. On se donnera les moyens d’y aller avec une équipe qui a la capacité financière et qui a un niveau proche de l’élite, qui a une expérience des hautes compétitions africaines pour pouvoir marquer des points au niveau des compétitions interclubs de la CAF.”

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