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Affaire François Mancabou : ce que réclame désormais la famille

Les avocats et les membres de la famille de feu François Mancabou, en compagnie de Seydi Gassama de Amnesty international, ont fait face à la presse ce vendredi matin. Ils réclament d’abord le corps du défunt pour l’inhumer. “C’est comme si son âme continue d’errer”, a regretté sa soeur Martial Mancabou, presque en pleurs.

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Faisant partie des rares personnes à l’avoir vu à l’hôpital, avant sa mort, elle affirme que de nombreuses interrogations la tourmentent. Car n’ayant pas eu le temps d’entrer dans les détails avec son frère. “Lorsque je l’ai vu pour la première fois, il m’a juste dit : ‘tu as vu ce qu’ils m’ont fait’. Sa mort m’a surprise car, pour ne pas le fatiguer, je me disais qu’il aura le temps pour me raconter ce qui s’est réellement passé. Je connais mon frère. Il n’est pas capable de faire ce dont on l’accuse”, a-t-elle témoigné.

Les juridictions internationales saisies

De son côté, Me Amadou Diallo a déploré le refus du procureur de communiquer avec la famille ou les avocats de Mancabou. Et que la justice n’a montré aucune volonté d’élucider l’affaire.

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Au delà des recours qui s’offrent à eux au niveau national, ces avocats comptent saisir les juridictions internationales, des plaintes déposées entre les tribunaux de Paris, Québec et en Espagne.

Interpellé le 17 juin dernier par la Sûreté urbaine et placé en garde à vue pour complicité contre l’autorité de l’État, actes de nature à compromettre la sécurité publique et à créer des troubles politiques graves, associations de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste en vue d’organiser des bandes en leur fournissant des armes et munitions dans le but de s’attaquer à la force publique…, ce membre présumé de la “Force spéciale” avait tout nié. Mais le 23 juin, il est mort en garde à vue. Le procureur avait dit qu’il s’était volontairement cogné la tête contre le mur. L’autopsie a conclu à une mort par fracture du rachis cervical ayant entraîné des complications neurologiques. L’Obs apprend d’ailleurs que de nouveaux prélèvements ont été faits, sur demande des avocats de la famille, pour avoir une idée sur ce qu’il a pris juste avant sa mort.

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