SENICO : ce que risque cet employée trainée pour abus de confiance portant sur 43 millions FCfa

Dieynaba Diédhiou comparaissait, jeudi, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Cette cheffe de vente à la SENICO est traduite en justice par ses employeurs, pour abus de confiance portant sur le montant de 43 millions de francs CFA.

Selon EnQuête, même si la dame de 48 ans reconnaît avoir fourni des produits de la société à des clients, elle conteste le montant qui lui est reproché.

En effet, elle estime le préjudice à 24 millions 38 mille 654 francs CFA. Alors que ses employeurs lui ont formellement interdit de vendre des produits, la prévenue, qui était chargée de superviser le travail des commerciaux, a passé outre cette interdiction.

Pour se justifier, elle soutient à la barre que son supérieur n’a jamais mentionné cette interdiction depuis sa promotion.

Selon l’accusation, elle facturait pour un client de la SENICO et livrait la marchandise à une tierce personne. Mais la prévenue, pour sa défense, déclare qu’à chaque fois qu’il lui arrivait de procéder de la sorte, elle avait au préalable le consentement du client.

En outre, celle qui fut d’abord agent commerciale à la SENICO depuis 2008, a été promue cheffe de vente du fait de ses performances.

D’ailleurs, dit-elle au parloir, c’est dans le souci d’atteindre les objectifs de ses commerciaux qu’elle a fourni à certains de ses clients des produits.

“Je n’ai jamais eu ce genre de problème. Ce, depuis plusieurs années de service. Ce sont certains clients qui tardent à rembourser’’, s’est-elle défendue. Elle précise, dans la foulée, que deux parmi ceux-ci ont disparu avec l’argent de la société.

A la suite des avocats de la partie civile qui ont réclamé la somme de 50 millions de francs CFA pour le compte de la SENICO, en guise de dédommagement, le parquet a requis six mois de prison dont un mois ferme. Le conseil de la défense a sollicité une application bienveillante de la loi.

Au cours de sa plaidoirie, la robe noire a demandé la mise en liberté provisoire de sa cliente, au cas où l’affaire est mise en délibéré, du fait de l’état de grossesse de celle-ci. Requête acceptée par le juge qui rendra sa décision le 28 avril prochain.

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