Sécurité alimentaire au Niger : un projet de la BAD a épargné 9 millions de personnes

Financé par un prêt de 11 millions de dollars américains du Fonds africain de développement et un don de 28,7 millions de dollars du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire, le Projet de mobilisation des eaux pour le renforcement de la sécurité alimentaire dans les régions de Maradi, Tahoua et Zinder a touché 218 000 personnes, dans les trois régions situées au centre-sud du Niger. Près de 475 000 autres de façon indirecte. Soit près de 56% de la population nigérienne (environ 8,9 millions d’habitants).

mis en œuvre entre 2011 et 2018 au Niger, a permis d’augmenter de façon durable la production et la productivité agricole et de renforcer la sécurité alimentaire pour près de neuf millions d’habitants de ce pays sahélien, indique un rapport de la Banque africaine de développement.

“Les effets attendus ont été atteints”

« Les effets attendus du projet, en matière de sécurité alimentaire, d’accroissement de la production et d’emplois ont été globalement atteints », a réagi l’équipe rédactrice du rapport d’achèvement du PMERSA-MTZ, conduite par Moustapha Cheick Abdallahi Cheibany, économiste agricole senior à la Banque africaine de développement.

« Les objectifs de production de céréales sont atteints à 94% et celles de production maraîchère sont dépassés (123%). Il est démontré une amélioration très sensible de la disponibilité en produits agricoles et d’élevage, et un accroissement des revenus des populations grâce à la hausse des rendements, de la production agricole commercialisée et la dynamisation des zones de production », poursuit-on.

Du côté de la production céréalière, le niveau moyen attendu (15 000 tonnes/an) a été atteint et dépassé en 2017 et 2018 pour atteindre respectivement 16 000 et 21 156 tonnes. Pour ce qui est du maraîchage, avec 16.000 tonnes par an, il a été largement dépassé en 2017 (122%) et 2018 (179%).

124 bâtiments agricoles

Il a été question de la mise en place d’ouvrages hydro-agricoles dont 47 seuils (petits barrages) et 11 mini‑barrages, techniques de conservations des eaux et des sols sur 3.700 ha, ainsi que la construction de 74 puits et 273 km de pistes rurales) destinées à développer et sécuriser la production agricole (sur 18 800 ha irrigués et en décrue). Il y a eu aussi la commercialisation des produits.

Le renforcement de la production a nécessité l’accompagnement des producteurs et des productrices afin de valoriser et gérer au mieux et durablement les infrastructures mises en place. Cela s’est traduit notamment par des actions de vulgarisation, la construction de 124 bâtiments agricoles (banques de céréales, banques d’aliments de bétail, boutiques d’intrants, centres semenciers), la promotion d’activités génératrices de revenus en faveur des femmes et des jeunes.

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