“Pourquoi j’ai amené Guy Marius Sagna en cellule punitive” (directrice Cap Manuel)

Placé sous mandat de pour association de malfaiteurs, participation à un mouvement insurrectionnel et acte de nature à troubler l’ordre public, l’activiste Guy Marius Sagna via Frapp France Dégage s’est plaint de sa mise en isolement tout nu à la maison de correction du Cap Manuel.

La directrice Khadidiatou Ndiouck Faye livre sur les colonnes de L’Obs la genèse du conflit. Elle apprend que le secrétaire administratif de Frapp a refusé de s’identifier et d’être fouillé dès son arrivée le vendredi soir. Il a traité au passage ses hommes de manipulés, de traîtres.

“Mais ils l’ont ignoré, parce que je les avais déjà préparé avant son arrivée. J’avais déjà aménagé une chambre pour l’accueillir. Mais quand il a commencé à nous proférer des insanités, j’ai dit à mes hommes de l’amener dans la chambre d’accueil, la chambre 1. (…) Il se réveille à 3h du matin pour inciter les autres détenus à la rébellion. Le chef de chambre lui demande de se calmer et de laisser les gens se reposer. Mon adjoint et mon chef de cour le convoquent le samedi et le dimanche”.

Il poursuit sa grève de la faim

Dès le lundi, Guy Marius Sagna lui envoie une lettre pour dénoncer les conditions de détention. S’en suit une deuxième où il annonce entamer une grève de la faim à partir de 11h25.

Sur ce, la directrice le convoque non sans lui signifier son isolement. “Il m’a dit que ma place n’est pas ici, que je ne suis pas directrice d’une maison d’arrêt, d’une maison des esclaves”.

Elle demande alors à ses éléments de l’emmener le mardi aux mitards, des cellules punitives où le détenu n’est laissé qu’avec sa culotte ou son pantalon de peur qu’il ne se suicide. “Khadidiatou Ndiouck Faye”, raconte Khadidiatou Ndiouck Faye.

Guy Marius est finalement sorti de la cellule punitive le mercredi matin. Il est toujours suivi par le corps médical vu qu’il a décidé de poursuivre sa grève de la faim.

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