Moyen Orient : la France appelle à l’arrêt du boycott des produits français

Le boycott dans plusieurs pays du Moyen-Orient ne fait pas les affaires des entreprises françaises. Et la porte-parole du gouvernement a incité à ne pas faire le lien avec l’appel d’Emmanuel Macron à ne pas renoncer aux caricatures. Samuel Paty, un enseignant de 47 ans à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a été assassiné par Abdoullakh Anzorov, un réfugié d’origine russe tchétchène, pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors de deux cours sur la liberté d’expression.

“Ces appels dénaturent les positions défendues par la France en faveur de la liberté de conscience, de la liberté d’expression, de la liberté de religion et du refus de tout appel à la haine. Ils dénaturent également et instrumentalisent à des fins politiques les propos tenus par le président de la République le 2 octobre dernier aux Mureaux et lors de l’hommage national à Samuel Paty, visant à lutter contre l’islamisme radical, et à le faire avec les musulmans de France, qui sont partie intégrante de la société, de l’histoire et de la République françaises. En conséquence, les appels au boycott sont sans aucun objet et doivent cesser immédiatement, de même que toutes les attaques dirigées contre notre pays, instrumentalisées par une minorité radicale”, relève-t-on dans un communiqué.

Et d’ajouter : “Les ministres ainsi que l’ensemble de notre réseau diplomatique sont entièrement mobilisés pour rappeler et expliquer à nos partenaires les positions de la France, notamment en matière de libertés fondamentales et de refus de la haine, appeler les autorités des pays concernés à se désolidariser de tout appel au boycott ou de toute attaque contre notre pays, accompagner nos entreprises et assurer la sécurité de nos compatriotes à l’étranger.”

“Ne nous y trompons pas. Ces appels ne poursuivent qu’un seul but: dénaturer les positions défendues par la France en faveur de la liberté de conscience, de la liberté d’expression, de la liberté de religion et du refus de tout appel à la haine”, a rebondi, sur Twitter, Frank Kieser, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

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