La ministre, le genre et le garçon sans bourse (par Imam Kanté)

Je vois dans la presse que la ministre de la Famille donne des bourses d’enseignement supérieur pour le Maroc et la Tunisie aux 10 filles d’une école de Dakar qui ont eu un Bac (S).

Quel est le message qu’on envoie aux garçons qui ont eu le même diplôme ? Qu’ils ne sont pas des filles ? C’est cette façon de faire qu’on appelle l’approche genre ? Ou est l’égalité des jeunes garçons et filles devant des opportunités publiques ? Pourquoi n’avoir pas appliqué la parité en prenant 5 filles et 5 garçons selon des critères de mérite (notes) et de statut social (famille vulnérable)? C’est ça l’équité de genre ?

Voilà un jeune garçon méritant et de famille modeste qui ne va pas bénéficier de cette bourse parce qu’il est garçon…ce garçon est aussi l’enfant d’une femme et d’un homme qu’il voudrait bien aider si on lui permet de mettre en valeur ses capacités et aptitudes personnelles.

Cette affaire de leadership féminin et de genre commence à être du n’importe quoi et en flagrante entorse à l’égalité des jeunes filles et garçons comme le garantit la constitution. Les jeunes garçons sont de plus en plus marginalisés au prétexte de l’approche genre qui est en train de se transformer en des procédures inéquitables et injustes envers ces derniers.

Au nom de la lutte contre le patriarcat, de l’autonomisation des femmes, du leadership féminin, et on ne sait quoi encore, les jeunes garçons se voient de plus en plus exclus de maintes opportunités parce qu’ils sont garçons !

J’ai juste pris cet exemple rapporté par la presse, mais il en existe beaucoup d’autres avec des organisations étatiques ou des Ongs financées par les pays européens, les USA et le Canada qui procèdent de cette façon.

Il est temps de corriger cette dynamique pas bonne du tout et de ne pas laisser, sous le prétexte du féminisme et du genre, soutenir des idées et façons de faire qui tendent à fragiliser et exclure les jeunes garçons des circuits d’opportunités et de développement personnel et solidaire. Ce n’est pas en recourant à des procédures injustes qu’on corrige des injustices supposées ou non.

Wa Salam

Imam Amadou Makhtar Kanté

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