La couverture sanitaire au coeur de la célébration de la Journée mondiale de la santé

Le Sénégal a célébré ce mercredi 7 avril la Journée mondiale de la Santé. Le thème de cette année est « Un monde plus juste et en meilleure santé ».

Pour le ministre de la Santé, le repositionnement des soins de santé primaire (SSP) pour l’atteinte de la couverture sanitaire universelle reste encore une priorité pour le gouvernement.

“Dans le but de réduire les inégalités sociales dans l’accès aux soins, le Sénégal a régulièrement mis en œuvre toutes les déclarations portant sur les soins de santé primaires depuis la conférence d’Alma Ata de 1978. L’adoption des soins de santé primaires a marqué un tournant décisif dans la mise en œuvre de la politique de santé du pays et a nécessité plusieurs réformes majeures dans le système de santé et de l’action sociale parmi lesquelles, nous pouvons citer : la participation communautaire à l’effort de santé grâce à la stratégie de l’Initiative de Bamako en 1988 avec la mise en place des comités de santé en 1992. Ces dits comités ont été remplacés par les comités de développement sanitaires (CDS) en 2018 ; la création des districts sanitaires en 1992 représentant l’unité opérationnelle de la stratégie des soins de santé primaires qui marque la décentralisation de l’offre de soins au niveau le plus périphérique ; l’adoption du code des collectivités locales en 1996 avec le transfert des compétences de neuf domaines dont la « Santé » afin de renforcer davantage leur responsabilité”, a rappelé Abdoulaye Diouf Sarr.

Ce qui a été approfondi par l’acte III de la décentralisation en 2013, caractérisée par la communalisation intégrale et la territorialisation des politiques publiques.

A l’en croire, d’autres actes ont été posés pour lutter contre l’exclusion d’une frange importante de la population économiquement faible par rapport aux coûts, ou géographiquement éloignée des prestations sanitaires à savoir : la mise en place de la Couverture Maladie Universelle (CMU) qui a permis aux citoyens à faible revenu d’accéder à des soins de qualité à moindre coût ; l’adoption d’une stratégie nationale de financement de la santé lancée en 2017 par le Chef de l’État qui a contribué fortement à la couverture sanitaire universelle ; l’amélioration de la couverture du risque maladie de la population sénégalaise à travers les mutuelles de santé communautaires et l’assistance médicale ; la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de la CMU ; le Sénégal lors de sa participation à la rencontre d’Astana tenue au Kazakhstan en octobre 2018, a réaffirmé son engagement à veiller à l’égalité dans l’accès aux soins de toutes les couches de la communauté pour réaliser la couverture sanitaire universelle et l’objectif d’une meilleure santé pour tous ; cette politique a été illustrée par la gestion de la pandémie Covid-19. Elle a été marquée par la décentralisation des structures de diagnostic  et de prise en charge. À cet effet, des laboratoires de détection et des centres de traitement des épidémies  ont été déployés sur l’ensemble du territoire national.

Pour un accès équitable à des soins de qualité, le parc hospitalier a  été renforcé avec la construction de quatre nouveaux hôpitaux à  Sédhiou, Kédougou,  Kaffrine et Touba. À cela s’ajoutent, selon le ministre, des mesures pour le renforcement du plateau  technique avec l’affectation de ressources humaines spécialisées et la dotation d’équipements de pointe (scanner, équipements de bloc opératoire, de laboratoire, exploration fonctionnelle….) dans les hôpitaux de Dakar et des régions.

“Dans le cadre de la multisectorialité, des interventions du PUMA et du PUDC contribuent à améliorer significativement  la demande et l’offre de soins conformément aux principes d’équité dans la mise en œuvre des politiques publiques. Ainsi, il est plus que nécessaire de suivre et d’évaluer les programmes de santé et d’Action sociale, de les adapter aux besoins des populations avec la participation effective de tous les acteurs notamment les bénéficiaires, la société civile, le secteur privé, les autres sectoriels et les partenaires au développement et surtout agir sur les facteurs socio-environnementaux par une prévention accrue et une promotion soutenue de la santé et du bien-être”, a relevé Diouf Sarr dans son discours.

Sur le même sujet

Leave a Comment