La colère du maire de Keur Massar, Moustapha Mbengue

Comme s’il avait flairé le saccage de sa mairie, intervenue le dimanche Moustapha Mbengue a passé la journée de la veille à convainvre les derniers septiques : des marchands ambulants qui ne voulaient respecter l’arrêté préfectoral interdisant la vente sur la voie publique, le rond-point de Keur Massar en l’occurrence.

Il en a fait la genèse au détour d’une visite en compagnie du ministre de la Gouvernance territoriale, Oumar Gueye.

En effet, depuis l’enregistrement des premiers cas de Covid-19 à Keur Massar, le préfet de Pikine a sorti deux arrêtés dont l’un interdit toute activité commerciale au rond-point. Où près de 100 mille personnes peuvent se retrouver.

« L’arrêté a été mis en œuvre par la Gendarmerie. Depuis, les marchands ambulants ont fait deux marches pour réclamer la levée de cette mesure », a appris le député maire.

Et d’ajouter : « Avec la levée de l’état d’urgence, les commerces ont repris. Mais un autre arrêté interdisait toujours la vente sur la voie publique. Quand ils sont venus me voir, on leur a suggéré d’aller à la Foire, au niveau de l’école Excellence et près de Auchan. A défaut, d’aller dans d’autres espaces. Ils ont refusé. Sept agents de la mairie sont blessés. Ils ont ravagé tout sur leur passage. Ce ne sont pas des marchands ambulants mais des gens qui attendent la nuit pour agresser et voler. Ces actes sont ignobles. La justice va faire son travail. On a déposé une plainte le matin, un huissier de justice a fait son constat. Des bureaux sont saccagés, des documents administratifs brûlés. Notamment le Service social, le service technique et le bureau domanial. Heureusement que l’État civil n’est pas atteint car les portes étaient sécurisées pour parer à ce genre d’incident. »

Moustapha Mbengue est convaincu que ce cas n’est pas inhérent à Keur Massar. Une brèche pour inviter à des mesures d’ordre sécuritaire.

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