Foncier : Macky Sall reçoit 20 à 50 dossiers brûlants

Le plus gros risque de conflit dans ce pays reste la question foncière. Au quotidien, je ne reste pas sans recevoir plus de 20 à 50 dossiers brûlants à travers le territoire national. On vous l’a confié mais cela ne veut pas dire que vous devez, parce que vous êtes maire, vous avez votre conseil municipal, prendre le territoire de votre commune, le distribuer aux premiers venus, de façon à plonger le pays dans une situation où toute la terre va devenir privée et sera privatisée.”

Le coup de gueule est signé Macky Sall. Il présidait ce jeudi la Journée nationale de décentralisation.

Pour lui, cette situation ne doit pas perdurer. “On ne peux laisser faire cette situation parce qu’elle a atteint des limites que nous ne pouvons plus dépasser. Donc il faut que, ensemble, nous travaillions pour que les besoins de développement se fassent normalement. A savoir gérer les terres de culture avec une certaine équité, pour éviter de transférer toute la terre aux étrangers. Or, c’est la tendance nouvelle. De grands groupes agroindustriels qui viennent, qui obtiennent 200, 500 hectares – ce n’est pas possible que l’Etat laisse faire.”

Des titres fonciers postérieurs au TER

Le chef de l’État souhaite qu’on laisse les terres du domaine national entre les mains des collectivités territoriales. Mais avec une gestion responsable. Que lorsque la délibération dépasse 50 hectares, qu’on remonte au niveau du gouverneur.

“Sur le TER (train express régional), entre Dakar et Diamniadio, nous avons payé plus de 88 milliards de dédommagements. Nous ne refusons pas de le faire mais lorsqu’il dépasse le projet cela veut dire que nous allons renoncer au développement. Les gens ont créé des titres fonciers nouveaux alors que le projet avait déjà démarré. J’ai dit que je ne paye pour aucun titre postérieur au projet”, a mentionné Macky Sall s’adressant aux élus locaux.


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