Deuxième vague : Diouf Sarr fait le point sur la riposte

Lors du point de presse du gouvernement, ce jeudi, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, a donné des détails sur la riposte contre la Covid-19.

“Un relâchement global”

“Au mois d’août, on était à un nombre global de 3000 et quelques cas. Au mois de septembre, c’est descendu à 1000. En octobre, on était à 600 et quelques. C’est descendu au mois de novembre jusqu’à 400 et quelques cas. La tendance que nous avions constatée sur la base de nos données compilées, démontrait que le Sénégal était dans une phase très intéressante du point de vue de la perspective. Et on disait en son temps que nous pouvons maitriser la pandémie. Mais il s’est passé, il faut le reconnaitre pour s’en désoler, un relâchement global qui nous a occasionné, dès le mois de décembre, une recrudescence de la situation. On s’est rendu compte que de 477 cas en novembre, on est reparti le mois suivant à 3000 cas – l’équivalent presque de la situation du mois d’août. Il fallait se rendre à l’évidence qu’on vivait une situation nouvelle qu’on pouvait considérer comme une nouvelle vague. Ce qui l’a occasionné c’est un relâchement général à tous les niveaux et les mesures prises mardi, c’est pour revenir à l’écosystème d’une riposte efficace pour tout le monde. Ce qui nous permettrait de respecter les mesures barrières mais que certaines cérémonies soient arrêtées pour permettre d’avoir toutes les chances de mener efficacement la riposte.”

“Pourquoi Dakar et Thiès”

“90% de la contamination depuis le début de la pandémie se situent au niveau de Dakar et Thiès. Où le taux de circulation des personnes est assez élevé, les occasions de regroupement, d’un niveau assez élevé. L’une des recommandations du CNGE, a motivé que l’on retienne ces deux localités. Nous sommes dans une perspective évolutive et à chaque moment, nous avisons pour éventuellement réajuster la stratégie. Si la perspective se poursuit ailleurs, nous allons prendre des mesures pour arrêter la propagation de la maladie. Cela veut dire que pour la santé de nos populations, il faut rester vigilant et ne ménager aucun effort pour prendre les mesures pertinentes au bon moment et au bon endroit.”

“Se présenter au poste de santé le plus tôt possible”

“Le grand problème des décès et des cas graves peut s’analyser à deux niveaux. D’abord au niveau du nombre de cas positifs. Où il y a une corrélation parfaite entre le nombre de cas, le nombre de décès et le nombre de cas graves. Si le nombre de cas augmente manière exponentielle, il faut s’attendre à ce que le nombre de cas graves augmente. De manière corrélative, le nombre de décès aussi. Mais là où nous devons être vigilants, c’est au niveau de la précocité de la prise en charge. Très souvent, beaucoup de patients restent à domicile pour des raisons de stigmatisation ou de déni et arrivent dans les structures sanitaires à la dernière minute. Et beaucoup de patients que vous voyez arrivent à la dernière minute. Il faut lutter contre la stigmatisation, le déni et demander aux malades dans les domiciles de ne pas se cacher, de se présenter aux structures de santé le plus tôt possible. Cela nous donnera les meilleures chances de les sauver.”

“Des tests de diagnostic rapide d’ici fin janvier”

“Je rappelle qu’on n’est pas dans une logique de tester toute la population, mais les cas suspects. Il y a aussi le test systématique des voyageurs. Avec l’institut Pasteur de Dakar, nous avons lancé une plateforme Diatropix qui permet de produire au niveau du Sénégal des tests de diagnostic rapide et d’ici à la fin du mois de janvier, la production sera suffisante pour les lancer déjà dans nos systèmes de santé. Je peux rassurer que par rapport aux tests, le Sénégal est confortable en termes de stock et de possibilité.”

“On est à la phase finale de l’initiative Covax”

“Le vaccin est très attendu par beaucoup de pays. Le Sénégal est en train de se préparer depuis le début à la perspective de la vaccination. Dans l’initiative Covax, on en est presque à la phase finale. Normalement, à la fin du premier trimestre de l’année 2021, nous devons recevoir les vaccins homologués dans l’initiative Covax. Nous avons déjà travaillé sur la base d’un faisceau de critères. C’est un premier niveau dans la stratégie. Mais depuis la dernière réunion du CNGE, réunion à l’occasion de laquelle, le chef de l’Etat a pris ces mesures pour contenir le virus, une décision phare a été retenue. Ce qui a occasionné une commande extrêmement importante de la part du chef de l’Etat pour déposer très rapidement une stratégie par rapport à la vaccination. Pourquoi cette commande ? Parce que le Sénégal s’est inscrit dans l’initiative Covax. e chef de l’Etat dit que c’est très bien, continuer dans cela mais donner aussi au Sénégal une opportunité supplémentaire. J’allais dire même complémentaire en nous permettant d’aller nous acquérir d’autres vaccins dans notre initiative qui est une initiative propre, complémentaire à celle de Covax. Cela est extrêmement important, cela montre le volontarisme et tout l’effort stratégique du chef de l’Etat à notre riposte.”

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