Départ de Sonko pour le tribunal : tirs de grenades lacrymogènes contre jets de pierres à Mermoz

En route pour le Palais de justice de Dakar, le cortège du leader de Pastef a buté sur les barricades des forces de l’ordre. Ayant quitté la cité Keur Gorgui peu avant 9h, ce mercredi, Ousmane Sonko et la foule ont été déviés de leur chemin au moins à trois reprises.

Arrivé au niveau de l’école IAM, à Mermoz, le chef du protocole n’a pu négocier un passage. C’est là qu’intervient le préfet de Dakar, Alioune Badara Samb invite les forces de sécurité à faire respecter la mesure d’interdiction de rassemblement. Par des pierres et autres objets, les partisans répondent aux grenades lacrymogènes des gendarmes.

“Seuls 4 véhicules sont autorisés à passer. Demandez aux gens de se disperser. Sinon, on sera obligé de charger. On ne veut pas avoir de problème”, rétorque le préfet.

Quelques minutes auparavant, l’un de ses avocats, Me Khoureychi Ba, écrivait ceci sur sa page Facebook : “Dans le 4X4, sur la route du Tribunal. Plus d’un quart d’heure pour sortir de la cité résidentielle de Kër Gorgui. Communion exceptionnelle avec les foules électrisées chantant et dansant. Premier barrage sous l’auto-pont de la Vdn. Le cortège présidentiel ayant à sa tête le véhicule transportant la presse nationale et internationale  tient à emprunter l’itinéraire de l’avenue Cheikh Anta Diop. Les gendarmes ne l’entendent pas de cette oreille. De toute évidence la bonne foi, le civisme et la disponibilité patriotique de M. Ousmane Sonko risquent de buter sur un mur. Ordre est donné par Ousmane Sonko de se plier pour le principe à l’exigence d’emprunter le tronçon de Mermoz Pyrotechnie. Première concession après ce deuxième blocage-provocation de la matinée, qui promet bien d’émotions.”

Pendant ce temps, aux alentours du tribunal jusqu’à la gare de Petersen, les policiers tentent de disperser le moindre rassemblement. Certains sont restés sur leur balcon, scandant le nom de l’ex Inspecteur des Impôts.

M. Sonko devrait répondre à la convocation du juge du huitième cabinet Mamadou Seck vers 9h. Une heure plus tard, le cortège n’avait pas encore quitté le “barrage” de l’IAM.

Sur le même sujet

Leave a Comment