Criminalité faunique à Tamba : saisie de peaux de léopard, ivoires d’hippopotame et une arme de guerre

Après une première opération ayant permis l’interpellation de deux présumés trafiquants de faune, d’une arme de guerre de type AK47 et ses munitions, d’une peau de léopard fraîchement abattu, de 14 ivoires d’hippopotame, le 26 janvier dernier, la même équipe composée des Parcs nationaux de Tambacounda, en collaboration avec le Commissariat central de Tambacounda et Eagle-Senegal, a remis ça deux jours plus tard.

Elle a ainsi interpellé un présumé trafiquant de faune, ancien ASP  (Agent de sécurité de proximité), en flagrant délit  de détention,  circulation commercialisation et importation illégale  d’une peau de  léopard, une espèce intégralement protégée au Sénégal et par la Convention de la CITES sur les restrictions de commercialisation Internationale des espèces sauvages  protégées.

Tous déférés au Tribunal de grande instance, auprès du procureur de la République de Tamba, ils attendent de connaître leurs condamnations respectives. 

Selon Eagle-Senegal, le trafic de faune sauvage, en plus d’être une calamité pour la préservation de certaines espèces de faune dans leur milieu naturel, est un vecteur majeur de transmission de zoonoses entre l’animal et l’homme (Covid-19, grippe aviaire…) et connaît des connexions dangereuses reconnues, comme le trafic d’armes, de drogue, les groupes terroristes.

À la lumière de la situation actuelle de la Covid-19 au Sénégal, de l’Instabilité sécuritaire et économique que la criminalité faunique engendre dans les pays africains, il est nécessaire d’encourager et de soutenir les acteurs qui se sont lancé dans cette lutte sans merci au Sénégal. Sans oublier les résultats dans ce sens du projet Eagle-Senegal qui collabore depuis maintenant sept ans avec les Services étatiques compétents.

Sur le même sujet

Leave a Comment