CNG de lutte : les attentes de Matar Ba

Le ministre des Sports, Matar Ba, a présidé ce jeudi la cérémonie de publication de l’arrêté portant nomination des membres du Comité national de gestion de la lutte. Ci-dessous, son discours.

“Le Choix des membres de ce comité n’est pas fortuit : c’est le résultat de longues et précieuses concertations avec tous les acteurs et tous les segments de la lutte à travers une approche d’écoute, d’ouverture et d’unité.

Chacun et chacune y sont allés avec sincérité et générosité et les propositions formulées sont d’une richesse inégalée.

Cette démarche de concertation et de consultation résulte de la particularité de la lutte qui est un sport, à la fois, technique, social et inclusif, impliquant plusieurs variétés et plusieurs paramètres (lutte avec frappe, lutte simple dans ses différentes déclinaisons, lutte olympique, association des amateurs, des managers, des promoteurs, animateurs…).

C’est, pour moi, l’occasion, de remercier et de féliciter tous les acteurs de la lutte, sans exclusive, pour leur courtoisie, leur amour de la discipline, mais surtout leur volonté de soutenir la lutte sénégalaise dans son processus de transformation vers la modernisation et l’efficience.

Les propositions qui m’ont été faites, combinées aux conclusions et recommandations issues des concertations nationales sur la lutte sénégalaise (qui se sont tenue les 20 et 21 octobre 2018 à Dakar), ont produit des évidences qui justifient nos choix et nos décisions.

Nous avons essayé de mettre en place un groupe soudé, uni et solidaire, capable de mettre en œuvre nos orientations et nos préoccupations.

Je voudrais, par anticipation, féliciter, très chaleureusement, les membres de la nouvelle équipe du CNG de lutte en leur souhaitant beaucoup de succès et de réussite dans l’accomplissement de leurs importantes fonctions.

Je les invite et les encourage à relever les défis. Car, le travail de modernisation et d’efficience de la lutte sénégalaise est une œuvre en perpétuel renouvellement et chaque acteur doit y réaliser la partition qui est la sienne.

Cependant, comme nous le savons tous, la nouvelle équipe du CNG de lutte fait suite à un Comité qui a réalisé un travail considérable et fort appréciable.

Dans ce cadre, les bonnes pratiques et les nombreux acquis engrangés doivent être sauvegardés et fructifiés.

En somme, la nouvelle équipe du CNG doit inscrire la lutte dans une nouvelle dynamique capable de lui permettre de renforcer sa résilience et de développer ses capacités à produire les mutations nécessaires et attendues.

Dans cette perspective, les concertations nationales sur la lutte sénégalaise ont formulé d’importantes recommandations qui composeront une partie de la feuille de route du CNG, notamment :

–        la mise en place d’une Fédération Nationale de Lutte :

–        l’amélioration du statut du lutteur, du manager et du promoteur ;

–        la formalisation des écuries en associations ;

–        la décentralisation des programmes de lutte et leur adaptation au contexte et aux réalités locales ;

–        l’organisation, de façon périodique, d’un Festival National de lutte en étroite concertation avec les Ministères chargé de la Culture et du Tourisme.

A ces programmes pertinents, j’ajouterais :

–        l’entrée de la lutte aux jeux olympiques ;

–        la reconversion professionnelle des pratiquants par la mobilisation des potentialités économiques et sociales ;

–        le développement, en relation avec les collectivités territoriales, de la dimension culturelle de la lutte et son inscription dans le projet de territorialisation des politiques publiques ;

–        la prise de mesures nécessaires pour une participation, sous une forme ou sous une autre, de la lutte sénégalaise à l’animation des prochains Jeux olympiques de la Jeunesse de « Dakar 2026 » ;

–        l’appui à l’organisation de programmes, de façon régulière, en relation avec les promoteurs et les annonceurs ;

–        enfin, l’inscription définitive de la lutte, produit sportif, culturel et touristique dans le projet de faire du Sénégal une société émergente à l’horizon 2035.

Pour terminer, je voudrais rappeler que le CNG de lutte est une déconcentration technique, c’est-à-dire, une sorte de démembrement de l’Etat et non une Fédération.

Par conséquent, ses membres sont nommés et il sera soutenu et accompagné ; et les actes qu’il va poser sont revêtus du sceau et de l’empreinte de l’autorité publique.

Tels sont les quelques éléments d’appréciation que je souhaitais porter à votre connaissance.

Je vous remercie de votre attention.”

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