Ce que révèle cette étude sur la perception de l’avortement médicalisé au Sénégal

Le cabinet Continuum a présenté ce mercredi les résultats d’un sondage d’opinion sur la perception de l’avortement médicalisé au Sénégal.

Cette étude, réalisée en partenariat avec Ipso (société internationale de marketing d’opinion) est à l’initiative de l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD) et l’organisation américaine Planned Parenthood Global (PPG). Ce dans le cadre de la mise en œuvre du projet ‘’Voix pour la santé”.

Il est fait état d’un avis largement favorable – plus de 75 % – à l’avortement médicalisé en cas de viol ou d’inceste.

Sur la base des informations parvenues de 8 régions (Dakar, Thiès, Kaolack, Diourbel, Dakar, Saint-Louis, Kolda, Tambacounda et Matam), l’on sait que la plupart des personnes interpellées (2021) sont pour que l’avortement médicalisé soit une option ou légalisé si la santé physique de la femme enceinte est menacée, quel que soit le lieu de résidence, le sexe et la tranche d’âge. Soit 63% en milieu urbain et 37% en milieu rural. 

76% sont en âge de procréer (18-49 ans). Et moins de la moitié d’entre eux (43%) savent que l’avortement est autorisé si la vie d’une femme enceinte est en danger.

Autre chiffre, 18% croient que c’est légalisé en toute circonstance.

La population urbaine est également plus favorable à l’avortement en cas de risque pour la santé mentale de la femme enceinte. Chez les hommes, la tranche d’âge 36-49 ans en a déjà entendu parler.

Globalement, le rapport montre que le public n’est pas contre des amendements de la loi. Notamment dans les cas d’inceste, agression sexuelle et risque pour la santé mentale de la femme enceinte.

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