Cas graves : Au Sénégal, la létalité du Covid-19 n’a jamais dépassé 50 % (SAMU)

Le directeur du SAMU national a encore en mémoire les débuts difficiles de gestion du Covid-19 vu le manque de moyens, du personnel de santé au plateau technique.

“Beaucoup d’efforts ont été faits pour s’adapter à la   demande qui était devant nous”, reconnaît le docteur Mamadou Diarra Beye au moment de dresser le bilan annuel de présence du virus au Sénégal.

A ses yeux, le SAMU national a été un maillon   important dans cette riposte en coordonnant les soins d’urgence.

Par exemple, le serveur a recensé 14 680 appels exclusivement liés à la pandémie.

Le centre a aussi régulé les cas de 13 662 patients dont 1127 transferts de cas graves à sévères. L’âge moyen de cette catégorie de 64 ans.

Selon Dr Beye, il y a également des patients jeunes, les extrêmes étant de 8 ans et 101 ans. Presque tous ont présenté une détresse respiratoire.

“On a souvent parlé de l’oxygène parce que ce sont ces détresses respiratoires qui faisaient souvent qu’on avait besoin d’oxygène. L’attitude, c’est l’oxygénation précoce. Ça commence depuis le début, pendant le transport, jusqu’aux structures sanitaires adéquates et même dans les centres de traitement, la dialyse etc.”

En effet, les centres de santé ont représenté 28 % des lieux d’intervention des ambulances du SAMU. Les domiciles (26 %) et les EPS (22 %) n’étaient pas aussi en reste ; 13 % chez les cliniques privées et 2 % au niveau de l’Aéroport international Blaise Diagne.

Il trouve donc que l’admission hospitalière a joué un rôle important. Au départ, il y avait seulement 8 lits de réanimation et autant en soins intensifs. Aujourd’hui, on en dénombre 284 avec oxygène et 85 pour la réanimation dont 40 à Dakar et 40 dans les régions.

Le directeur du SAMU a salué au passage l’implication du secteur privé dans le transfert, l’accueil et l’admission des patients sévères. Malgré l’augmentation du nombre de décès ces derniers jours, la létalité n’a jamais dépassé 50% en réanimation, 40 % du côté des cas graves. Alors qu’au niveau international, c’est au moins 50 %. “Cela veut dire que sur 10 malades que nous accueillons en réanimation, 6 sortaient guéris et retournaient à domicile”, a-t-il dit.

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