Autriche : «probable attaque terroriste» à Vienne, au moins un mort et plusieurs blessés

Plusieurs personnes ont été blessées après des tirs près d’une synagogue. D’autres attaques pourraient être en cours dans la ville.

Une opération de police est en cours ce lundi soir à Vienne, en Autriche, après des coups de feu tirés à proximité d’une synagogue. Il s’agit d’une « probable attaque terroriste », annonce le ministre de l’Intérieur, Karl Nehammer, alors que les informations sont encore très confuses.

La police viennoise indique sur Twitter la participation de « plusieurs auteurs avec des fusils » et dénombre « six scènes de crime ». Plusieurs bilans encore non-officiels font état de plusieurs morts, dans la presse autrichienne. Seule certitude pour l’heure, il y a plusieurs blessés, dont un policier, et un mort parmi les civils. Un des assaillants a également été abattu.

La police de Vienne invite à ne pas partager de photos ni de vidéos sur les réseaux sociaux. Elle confirme sur Twitter l’échange de tirs. « Il y a plusieurs blessés. Nous sommes en service avec toutes les forces possibles. Veuillez éviter tous les lieux publics de la ville », écrit-elle.

Un témoin, interrogé sur une chaîne de télévision, a dit avoir vu « courir une personne avec une arme automatique, qui tirait sauvagement ». « A ce stade, il n’est pas possible de dire si la synagogue était visée », a réagi sur Twitter Oskar Deutsch, le président de la Commaunauté israélite de Vienne (IKG).

Par ailleurs, d’autres lieux auraient été visés. « Des assaillants auraient tiré sur des restaurants. Au moins 100 coups auraient pu être tirés », selon le journal Die Presse, qui précise que la situation est encore très « désorganisée ».

« Dans le centre ville, le service de secours a mis en place une zone de triage pour classer les personnes blessées selon la gravité de leurs blessures », poursuit le quotidien national, qui a par ailleurs démenti la rumeur d’une prise d’otage dans un hôtel.

Emmanuel Macron a réagi dans la soirée sur les réseaux sociaux. « Après la France, c’est un pays ami qui est attaqué. C’est notre Europe. Nos ennemis doivent savoir à qui ils ont affaire. Nous ne céderons rien », a affirmé le chef d’Etat français.

De son côté, l’Union européenne « condamne avec force » un « acte lâche », clame le président du Conseil européen Charles Michel.

Le Parisien

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