Après une dispute, «Ndiol» tue son ami et écope de 10 ans de travaux forcés

La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Mbour a bouclé, vendredi dernier, 3 jours d’audiences. Plusieurs affaires dont celle relative au meurtre de Moussa Ndiaye, âgé de 40 ans, étaient inscrites au rôle.

Lors du procès, l’avocat général qui a chargé Mamadou Fall, son meurtrier présumé, a requis 10 ans de travaux forcés. La chambre l’a totalement suivi.

Les faits ont eu lieu le 15 mai 2018 à Thiadiaye, localité située dans le département de Mbour sur la Rn1. L’enquête préliminaire révèle que c’est vers les coups de 14 heures qu’une bagarre a opposé Mamadou Fall dit Ndiol à Moussa Ndiaye dans l’atelier du mécanicien Mouhamed Diattara.

Alors qu’ils avaient une légère dispute, les deux antagonistes en sont venus aux mains. Les gens qui étaient présents les ont séparés et chacun est resté dans son coin. Ndiol a dit qu’il allait rentrer au moment où Moussa Ndiaye est tombé a eu une crise («yessi»). Alors qu’un des témoins était allé chercher de l’eau, Ndiol est revenu sur ses pas pour asséner un violent coup de bâton sur la tête de Moussa qui était encore couché. Le blessé sera évacué au district sanitaire de Thiadiaye où il a reçu les premiers soins. Mais la violence du coup avait obligé le médecin-chef du district sanitaire de Thiadiaye à l’évacuer à l’hôpital de Mbour.

Malheureusement, Moussa Ndiaye succomba à ses blessures en cours de route. Le certificat de genre de mort établi par le docteur Saint Charles Nabab Kouka, médecin légiste, chef du service de chirurgie de l’établissement public de Mbour, atteste que la mort de Moussa Ndiaye a été causée par un traumatisme cranio-encéphalique grave.

Devant la chambre criminelle, l’accusé qui a reconnu les faits qui lui sont reprochés, a demandé pardon à la famille de la victime. Mamadou Fall dit être très affecté par la mort de Moussa Ndiaye qui pourtant, selon lui, était son ami, son frère et son confident. Il a ajouté toujours prier pour le repos de son âme.

D’ailleurs, Mamadou Fall a fait savoir que le jour du drame il avait payé le petit-déjeuner à Moussa Ndiaye juste avant leur dispute. C’est ce qui a poussé les avocats de la défense à demander la clémence de la chambre. N’empêche, l’avocat général, qui a vigoureusement chargé le prévenu, a requis 10 ans de travaux forcés. Il a été suivi à la lettre par la chambre.

Libération

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